Capoeira

Mardi 10 juillet 2007
Aujourd'hui, je vais parler de la capoeira.

De ce que c'est, de ce que j'en ai compris, etc.

Tout d'abord, un truc qui m'a toujours énervé, c'est : "la capoeira c'est de la danse, vous portez pas les coups..."

Et t'as beau leur dire que, si, les coup de pieds sont portés, qu'ils confondent ca avec de la danse uniquement parce qu'il s'agit d'une technique de combat basé sur l'agilité, et qu'ils remarquent surtout les différences avec les arts martiaux asiatiques; ces cons-là te répondent quand même que si, c'est de la danse...

C'est vrai après tout, qu'est ce que t'y connais? C'est pas comme si tu pratiquais depuis 6 ou 7 ans...  Ben si.

Donc un bref historique de la capoeira, tiré de la Wikipedia: (à noter qu'on ne dispose pratiquement d'aucun écrit datant d'avant le 20e siècle, donc il s'agit principalement d'extrapolations)

La capoeira est, semble-t-il, apparue entre le XVIe et le XVIIIe siècle au Brésil. Le premier document connu remonte à 1789, à Rio de Janeiro. Elle était alors exclusivement pratiquée par les esclaves noirs. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique. Les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat et les « joueurs » prennent souvent position en équilibre sur les mains pour effectuer leurs mouvements de jambes.

 

Capoeira ou la danse de la Guerre par Johann Moritz Rugendas 1835
Capoeira ou la danse de la Guerre par Johann Moritz Rugendas 1835

Longtemps interdite et réprimée, la capoeira se pratiquait dans la rue, et les « capoeiristas » causaient des désordres. Dans les années 1930, Mestre Pastinha puis maître Bimba (1900-1974) ont créé la première école (payante), d'abord tolérée, puis autorisée officiellement, à condition de rester entre ses quatre murs. La capoeira de rue continuait à être réprimée. Son école, tout d'abord appelée "Luta Regional Baiana" avant de prendre le nom de "Capoeira Régional", a connu un grand succès. Par la suite, d'autres maîtres ouvraient aussi des « académies » de capoeira, avec des succès variables. C'est à partir de ce moment qu'on accola le nom d'"Angola" à la capoeira pratiquée avant "Mestre Bimba" en hommage aux esclaves majoritairement originaires de ce pays.

Avec l'essor de la capoeira le Brésil a vu apparaître de nombreux groupes de capoeira.  Les années 1980 et le renouveau des mouvements de Conscience Noire ont favorisé l'apparition des groupes qui cherchent à se rapprocher de la tradition. Dans les mêmes années, des professeurs de capoeira se sont installés un peu partout dans le monde.

Au niveau international, la discipline de la capoeira est majoritairement organisée en groupes, eux-mêmes composés d'académies et d'écoles. Chaque groupe possède ses propres aspirations, pratiques et coutumes, tout en conservant la base culturelle commune de la discipline.

Donc voilà, il s'agit d'un sport dont l'historique est complexe et important. Il est demandé aux élèves, au fur et à mesure de leur progression, de connaître l'histoire de la capoeira, ainsi que le folklore autour, que ce soit sur la capoeira elle-même, comme les chants, ou bien les autres choses liées, comme le makulélé ou la samba de roda, qui sont des danses du folklore brésilien.

Dans la pratique aussi, la capoeira est un sport complexe, tout le monde connait ça  grâce aux acrobaties que les capoeiristes exécutent dans la roda (la ronde où l'on s'évertue à créer un dialogue avec son adversaire, gràce aux techniques acquises à l'entrainement), mais la lutte reste la composante principale. En fonction des groupes, des instructeurs, ou même de la pratique que vous voulez avoir de la capoeira, vous allez choisir, en général de travailler plus un de ces 2 aspects. 

Dans mon cas,  par exemple, étant très lourd, je privilégie la lutte, ce qui convient à ma vision de la capoeira. Donc je travaille principalement ma vision du jeu (dans le but de voir les esquives nécessaires ainsi que les opportunités de contre-attaques, ce qui constitue l'aspect tactique de la capoeira), ainsi que l'aspect technique de l'exécution de mes coups et autres mouvements, car les enchaînements réussis naissent d'une maîtrise la plus parfaite possible de l'exécution des techniques.

Récemment, grâce à ma perte de poids, j'ai senti une différence en termes de capacité d'accélération, ainsi que de temps de réaction.

Donc en ce moment, j'essaie de travailler sur le physique dans le but de de m'améliorer au niveau du timing et du placement, ce qui découle directement du travail sur la mobilité.

Donc voilà où j'en suis à l'entrainement, bientôt je raconterais comment j'essaie de progresser.




Par kouten
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Vendredi 29 juin 2007
Punaise, il saute haut ce con…
 
Ben ouais, c’est ça la capoeira, des gens athlétiques, agiles et doués…
 
Et toi, là… Tu t’es vu ? T’as du bide, t’es pas foutu de faire cinq pompes, et t’as l’air d’un lapin asthmatique , quand tu t’entraines…
 
C’est sûr que même si je pratique la capoeira depuis 6 ans, je ne progresse plus…
 
Tous les gens avec qui tu t’entrainais au début sont reconnus pour leur capacité, et toi t’es toujours un bon à rien…
 
D’un autre côté, on m’avait prévenu que ce serait dur avec le physique que j’ai.
 
Et alors ? La difficulté n’est pas l’impossibilité.
 
Exact. J’aime la capoeira. Tant que j’en ai envie, je peux progresser, travailler mon corps pour le rendre capable de faire ce que j’ai envie qu’il fasse. Ce sera dur. Ce sera prenant, mais c’est moi qui décide.
Par kouten
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