La capoeira est, semble-t-il, apparue entre le XVIe et le XVIIIe siècle au Brésil. Le premier document connu remonte à 1789, à Rio de Janeiro. Elle était alors exclusivement pratiquée par les esclaves noirs. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique. Les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat et les « joueurs » prennent souvent position en équilibre sur les mains pour effectuer leurs mouvements de jambes.
Longtemps interdite et réprimée, la capoeira se pratiquait dans la rue, et les « capoeiristas » causaient des désordres. Dans les années 1930, Mestre Pastinha puis maître Bimba (1900-1974) ont créé la première école (payante), d'abord tolérée, puis autorisée officiellement, à condition de rester entre ses quatre murs. La capoeira de rue continuait à être réprimée. Son école, tout d'abord appelée "Luta Regional Baiana" avant de prendre le nom de "Capoeira Régional", a connu un grand succès. Par la suite, d'autres maîtres ouvraient aussi des « académies » de capoeira, avec des succès variables. C'est à partir de ce moment qu'on accola le nom d'"Angola" à la capoeira pratiquée avant "Mestre Bimba" en hommage aux esclaves majoritairement originaires de ce pays.
Avec l'essor de la capoeira le Brésil a vu apparaître de nombreux groupes de capoeira. Les années 1980 et le renouveau des mouvements de Conscience Noire ont favorisé l'apparition des groupes qui cherchent à se rapprocher de la tradition. Dans les mêmes années, des professeurs de capoeira se sont installés un peu partout dans le monde.
Au niveau international, la discipline de la capoeira est majoritairement organisée en groupes, eux-mêmes composés d'académies et d'écoles. Chaque groupe possède ses propres aspirations,
pratiques et coutumes, tout en conservant la base culturelle commune de la discipline.
Donc voilà, il s'agit d'un sport dont l'historique est complexe et important. Il est demandé aux élèves, au fur et à mesure de leur progression, de connaître l'histoire de la capoeira,
ainsi que le folklore autour, que ce soit sur la capoeira elle-même, comme les chants, ou bien les autres choses liées, comme le makulélé ou la samba de roda, qui sont des danses du folklore
brésilien.
Dans la pratique aussi, la capoeira est un sport complexe, tout le monde connait ça grâce aux acrobaties que les capoeiristes exécutent dans la roda (la ronde où l'on s'évertue à créer un
dialogue avec son adversaire, gràce aux techniques acquises à l'entrainement), mais la lutte reste la composante principale. En fonction des groupes, des instructeurs, ou même de la pratique que
vous voulez avoir de la capoeira, vous allez choisir, en général de travailler plus un de ces 2 aspects.
Dans mon cas, par exemple, étant très lourd, je privilégie la lutte, ce qui convient à ma vision de la capoeira. Donc je travaille principalement ma vision du jeu (dans le but de voir les
esquives nécessaires ainsi que les opportunités de contre-attaques, ce qui constitue l'aspect tactique de la capoeira), ainsi que l'aspect technique de l'exécution de mes coups et autres
mouvements, car les enchaînements réussis naissent d'une maîtrise la plus parfaite possible de l'exécution des techniques.
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