Pat,
C’est un peu brouillon, je ne sais pas vraiment par où commencer…
Peut être en te disant, que j’ai adoré te rencontrer, faire connaissance avec toi.
Peut être en te disant que je ne pouvais faire autrement que te signifier mon attirance à ton égard, même si j’avais conscience que ça violait la relation déjà établie.
Effectivement, la méthode était mauvaise, je n’ai jamais su y faire, la probabilité que ça vienne tout seul du jour au lendemain était ridicule…
Je comprends tout à fait que le sentiment ne fut pas réciproque, même si j’aurais aimé (avec le recul, s’entend) entendre « désolé, tu ne me plais pas », plutôt qu’un « en ce
moment je ne veux pas de mec » qui n’a fait que prolonger cette période plutôt douloureuse d’auto flagellation mentale, par laquelle je suis passé.
Dans la mesure où nous étions amis avant, j’espérais que nous serions amis après la période de flottement qui suit ce genre de choses.
J’ai été un peu surpris de constater la différence entre la femme que j’ai découvert suite à cette période et celle que je connaissais.
J’ai déchanté quand tu m’as fait comprendre, que celui qui devait appeler ce serait toujours moi, ainsi que quand tu m’as fait comprendre qu’on ne pourrait se voir que si, exceptionnellement, tu
avais un trou dans ton emploi du temps et parce que je travaille près de chez toi (et donc que tu n’envisageais même pas l’idée d’un détour).
J’ai été meurtri quand tu m’as dit que tu avais pu penser que je te frapperais ; je pensais que l’on avait été suffisamment proche pour que tu saches ne pas te fier aux apparences… J’ai eu
tort.
Je n’ai pas su quoi penser quand j’ai entendu dire que tu adorais te faire draguer, et qu’il semble que tu passes chacun de tes repas avec un mec différent… (même si je suis peu près sur d’avoir
déformé ce que j’ai entendu). Bien entendu, je me suis posé la question de savoir si je n’avais été qu’un faire-valoir pour toi, quelque chose qui t’a permis de regonfler un peu ton égo quand tu
en avais besoin…
Je me suis demandé, si tu ne me faisais pas juste le coup du silence radio pour me faire comprendre que tu ne souhaitais plus qu’il y ait une relation de quelque type que ce soit entre nous.
En fait, ce que j’essaie de te dire, c’est que je vis cet ersatz de relation comme un fardeau qui me tire en arrière et vers le bas. Bien qu’il fût un temps pas si lointain où je ne rêvais que de
voir les choses s’améliorer entre nous ; j’en suis arrivé à être convaincu que plus rien ne permettra ça, de même que je ne suis plus du tout sûr d’en avoir envie, dorénavant.
Voilà, c’est dit ; je lâche l’affaire.
ces 6 derniers mois m'ont épuisé, nerveusement et émotionnellement.
Loin de moi l’idée d’une rupture définitive, je ne souhaite que me retrouver sans toi à l’heure actuelle. Une partie de moi souhaite encore, que l’on puisse se recroiser, et se redécouvrir pour
pouvoir à nouveau apprécier des moments tous les deux, dans quelques temps…. Mais rien n’est moins sûr, tout d’abord parce que tu ne sembles pas vouloir que cela se produise, ensuite parce que je
ne chercherais pas à définir un axe comportemental qui tendrait vers cet objectif.
Une partie de moi (toujours la même je pense…) ose naïvement espérer que ça te touchera au moins un petit peu, et c’est pour cette raison que je n’ai pas voulu aborder le sujet lors des dernières
soirées boulot, histoire de ne pas te les gâcher pour le cas où…
Si un jour, tu venais à lire ceci, ce dont je doute puisque je ne te le montrerai jamais ; j’aimerais que tu saches que tu resteras dans mes souvenirs, même si à l’heure actuelle j’essaie de
t’oublier. Que tu saches aussi que j’ai adoré tous ces moments qu’on a passés ensemble il y a longtemps.
J’espère pour toi que tu trouveras ce que tu cherches, et que tu seras heureuse.
J’espère que tu auras été contente de passer un peu de temps avec moi, et peut être même que ça t’aura rendu, au moins un tout petit peu, heureuse.
Pour finir, j’espère que tu auras moins de regrets que moi…
Note : [Pat est un des personnages centraux d'Ubik]